Remplacent NF EN 12680-1 et -2 de mai 2003 et NF EN 12680-3 de décembre 2011.
La première partie de cette série de normes spécifie les exigences relatives au contrôle par ultrasons des pièces moulées (à structure ferritique) en acier pour usages généraux ainsi que les méthodes de détermination des discontinuités internes par la technique par réflexion. Il est applicable au contrôle par ultrasons des pièces moulées en acier qui ont généralement subi un traitement thermique de régénération des grains, et dont l’épaisseur de paroi peut atteindre 600 mm. Lorsque les épaisseurs de paroi sont supérieures, des accords spéciaux s'appliquent en ce qui concerne les modes opératoires et les niveaux d’enregistrement. Ce document ne s’applique pas aux aciers austénitiques et aux soudures d’assemblage.
La seconde partie spécifie quant à elle des exigences similaires, mais pour les composants fortement sollicités, ce qui signifie par exemple :
- une sollicitation élevée du matériau (proche de Rp0,2) ;
- des charges statiques et cycliques élevées ;
- un engagement de sécurité, exigeant des essais de mécanique de la rupture.
Un exemple de composant moulé fortement sollicité est le carter de turbine, soumis à une combinaison de charges statiques, cycliques et thermiques élevées. Les acheteurs déterminent si les composants sont fortement sollicités en fonction des besoins de performance ou de sécurité.
Enfin, la troisième partie spécifie les exigences relatives au contrôle par ultrasons des pièces moulées en fonte à graphite sphéroïdal pour la détermination des discontinuités internes par la technique par réflexion. Il ne s’applique pas au contrôle par ultrasons de la nodularité des fontes à graphite sphéroïdal. Il ne s’applique pas non plus à la technique multiélément ni à la technique de transmission, laquelle n’a pas une sensibilité suffisante pour détecter les discontinuités présentes dans les pièces moulées en fonte à graphite sphéroïdal et n’est utilisée que dans des cas exceptionnels.